La lutte contre la pollution transfrontalière de la rivière Tanoé connaît un nouvel élan. Le Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique, Assahoré Konan Jacques, a présidé ce lundi 24 novembre 2025 une importante réunion interministérielle consacrée à cette problématique environnementale qui préoccupe depuis plusieurs années les autorités ivoiriennes et ghanéennes.

Réunis dans la salle de conférence du ministère, les représentants des départements techniques des Mines, du Tourisme, des Eaux et Forêts, des Ressources animales et halieutiques, de l’Intérieur ainsi que des Affaires étrangères ont passé en revue la situation alarmante de la Tanoé. Ce cours d’eau stratégique, qui marque la frontière naturelle entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, demeure fortement affecté par des activités illégales, notamment l’orpaillage, qui détériorent sa qualité et menacent les populations riveraines.
Face à la persistance de cette pollution, les participants ont convenu de renforcer la coordination entre les deux pays. Parmi les mesures phares annoncées, une mission technique d’experts ivoiriens sera prochainement envoyée au Ghana afin d’approfondir les échanges, harmoniser les données et élaborer une stratégie commune de lutte contre la contamination du fleuve.

La Tanoé fait l’objet de préoccupations récurrentes depuis 2015, sans avancées majeures malgré plusieurs appels à l’action de la partie ivoirienne. En 2017, un mémorandum d’entente avait pourtant été signé entre les deux États, prévoyant des mécanismes conjoints de lutte contre l’orpaillage illégal et de protection des affluents. Resté inopérant, ce cadre de coopération sera bientôt réexaminé et réactivé, a annoncé le ministre Assahoré, déterminé à impulser une nouvelle dynamique.
« La protection de la Tanoé est une priorité. Nous devons agir avec détermination et en parfaite collaboration avec nos partenaires ghanéens pour garantir la sécurité sanitaire et environnementale des communautés », a-t-il insisté.

Avec cette relance diplomatique et technique, le gouvernement ivoirien affiche son ambition de parvenir à une solution durable pour préserver la rivière Tanoé, ressource essentielle pour l’écosystème local et les populations vivant de part et d’autre de la frontière.
