La Côte d’Ivoire a officiellement lancé, ce lundi 23 mars 2026, les activités préparatoires de la deuxième édition du Salon international des ressources extractives et de l’énergie (SIREXE 2026), lors d’une cérémonie tenue au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. À travers cet événement, les autorités ivoiriennes entendent renforcer la coopération africaine, sécuriser les ressources naturelles et accélérer les investissements dans les infrastructures stratégiques.

Prévu du 18 au 22 novembre 2026 au Parc des Expositions d’Abidjan, le SIREXE réunira plus de 30 pays autour du thème : « Industries extractives et énergétiques : quelles infrastructures pour soutenir le développement économique en Afrique ? ». L’ambition est de consolider la position de la Côte d’Ivoire comme hub régional dans les secteurs minier et énergétique.
Présidant la cérémonie de lancement, le vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a insisté sur l’urgence pour les États africains d’unir leurs efforts face aux défis sécuritaires qui pèsent sur l’exploitation des ressources naturelles. Selon lui, la protection des sites extractifs et énergétiques constitue un préalable indispensable à l’attractivité des investissements et à une exploitation durable des richesses du continent.

S’inscrivant dans la vision du Président de la République, Alassane Ouattara, le SIREXE vise à faire des industries extractives et énergétiques un pilier structurant de l’économie nationale, aux côtés de l’agriculture et des services. Les récentes découvertes de gisements d’hydrocarbures et de minerais illustrent le potentiel stratégique du pays et les avancées réalisées en matière d’exploration.
De son côté, le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, également président du comité de pilotage, a souligné que la Côte d’Ivoire aborde un tournant décisif dans son développement extractif. Il a mis en avant la volonté du gouvernement de transformer localement les ressources naturelles afin d’accroître leur valeur ajoutée et leur contribution à la croissance économique.

Cette édition mettra à l’honneur le Botswana, reconnu pour la performance et la transparence de sa gouvernance minière. Un protocole d’accord sera d’ailleurs signé entre les deux pays pour renforcer la coopération dans les domaines minier et énergétique, dans une logique de partenariat Sud-Sud.
Présente à Abidjan, la ministre botswanaise des Minéraux et de l’Énergie, Bogolo Kenewendo, a salué cette initiative et réaffirmé l’engagement de son pays à promouvoir des collaborations basées sur le partage d’expertise et le développement mutuel.Au-delà des enjeux de coopération, les autorités ivoiriennes ont également insisté sur le rôle clé des infrastructures dans la transformation des ressources naturelles. En modernisant ses réseaux de transport, d’énergie et de logistique, la Côte d’Ivoire ambitionne de passer d’une économie d’exportation de matières premières à une économie de transformation créatrice d’emplois et de valeur.

Le gouvernement s’appuie notamment sur la Politique intégrée des ressources minérales et de l’énergie (PIRME), un programme structurant visant à accroître la production, promouvoir les énergies renouvelables et renforcer l’indépendance énergétique du pays.
Véritable plateforme d’échanges et d’opportunités, le SIREXE s’impose progressivement comme un rendez-vous incontournable pour les acteurs du secteur. La première édition, organisée en 2024, avait permis de mobiliser près de 4 000 milliards de FCFA d’investissements.

Avec cette deuxième édition, la Côte d’Ivoire confirme son ambition de bâtir une industrie extractive et énergétique solide, durable et compétitive, tout en contribuant à l’émergence d’une Afrique plus intégrée, souveraine et résiliente dans la gestion de ses ressources naturelles.
