Datant de la fin du 19ème siècle, et améliorés au fil des ans, les véhicules électriques ont, à l’origine, longtemps été utilisés pour sur de petites distances, sans excéder les 100 km/h.
Au 21ème siècle, avec l’augmentation des prix du carburant fossile et la lutte contre la pollution de l’atmosphère et les productions de gaz à effet de serre, ces véhicules vont revenir au centre des intérêts des populations mondiales.
A partir de 2015, le scandale des moteurs diesel, va propulser la fabrication des véhicules électriques ou véhicules propres.
S’il est reconnu que l’activité humaine est la cause principale du dérèglement climatique (sixième rapport du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’évolution du Climat), et cela depuis la révolution industrielle-extraction et usage de combustibles fossiles (charbon, gaz naturel, pétrole- qui produisent d’énormes quantités de gaz à effet de serre, alors il faut absolument et urgemment que tout le globe adopte des comportements éco- protecteurs.
Comme le prescrit l’objectif 13 du développement durable, il faut « prendre des mesures urgentes pour lutter contre le changement climatique et ses effets ».
Entre autres politiques publiques de lutte contre la production de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique, l’usage des véhicules électriques ; principalement dans les grandes métropoles où il ya une forte concentration des véhicules à carburants fossiles
En la matière, Le top 3 mondial des pays qui utilisent les véhicules électriques sont la Chine, les Etats unis et le Japon.
Transports routiers, émetteurs de pollutions sonores et atmosphériques.
Face à cette problématique du réchauffement climatique en Côte d’ivoire, l’Etat et des institutions internationales initient des actions visant à réduire ses impacts sur l’environnement et les populations qui y vivent.
Dans le cadre du projet « Abidjan ville durable », initié avec l’ONUDI (Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel), la Côte d’ivoire promeut la mobilité électrique dans le transport des personnes, des biens et services, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre .
En effet, la mobilité électrique présente des atouts majeurs ; les véhicules électriques sont quasiment silencieux à la conduite et réduisent fortement donc la pollution sonore.
La voiture électrique contribue à la transition écologique ; lorsqu’elle est en mouvement elle n’émet pas de CO2 et de fumée d’hydrocarbures, ni de particules fines pouvant altérer l’atmosphère et l’environnement.
Aux plans économique et financier

Dans certains pays, tel que la France, les avantages fiscaux consentis par l’Etat, la prime à la conversion et des aides à l’acquisition de ces véhicules
Economiquement, les véhicules électriques, procurent de gains substantiels au niveau de l’entretien.
Les menaces
Si les véhicules électriques présentent de réels espoirs pour la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de l’environnement, des contraintes liées à leur usage menacent leur adoption.
Les coûts d’acquisition élevés comparativement aux mêmes modèles thermiques freinent l’envie de s’y engager.
Une autre difficulté est la durée de vie limitée des batteries ; leur niveau d’autonomie pose problème.
Par ailleurs, le temps de recharge des batteries est plus long que le temps d’approvisionnement des véhicules à carburant fossile.
Pour terminer, la disponibilité des bornes de recharges des batteries électriques peut être un frein important de l’usage des véhicules électriques ; il est important pour les promoteurs de garantir aux usagers la disponibilité et la fiabilité de bornes de recharge.
Malgré quelques faiblesses constatées dans l’adoption de la mobilité électrique, les politiques publiques de nos pays en développement, plus faibles et plus exposés aux impacts du dérèglement climatique, doivent encourager sa promotion pour contribuer efficacement à sauver leurs économies, et in fine leurs populations.
Edouard DELANGUI
