La SODEXAM avait prévenu ; il fait effectivement et excessivement chaud. Pourquoi tant de chaleur s’interroge- t-on ? Pis, les pluies se font de plus en plus rares rendant les sols arides, et conséquemment la vie de plus en plus difficile, partout dans le monde. Pas de cultures agricoles, pas de ressources de vie.
« Il est conseillé aux parents d’empêcher leurs enfants de jouer dehors » et de guetter « tout signe d’épuisement dû à la chaleur et de coup de chaleur », ont mis en garde les ministères de l’Éducation, de la Santé et de l’Environnement du Soudan du Sud, selon le journal écologique Reporterre.
En effet, du fait de la température qui avoisinait les 45° C, depuis le samedi 16 mars dernier, les autorités du Soudan du Sud ont décidé de fermer les écoles du lundi 18 mars, pour une durée indéterminée.
Si la Côte d’ivoire n’est heureusement pas encore à un tel niveau, au point de faire arrêter certaines activités, il faut tout de même s’alarmer et accentuer la lutte contre le réchauffement climatique, au plan national.
L’Etat de Côte d’ivoire l’a si bien compris que les gouvernements successifs ont toujours accordé une place de choix à la lutte pour la préservation de l’Environnement, en lui consacrant un ministère.
Pourquoi et depuis quand vivons avec des températures au-delà de 40° C ?
Observé dans les années 1980, ce phénomène appelé réchauffement climatique est l’augmentation excessive de la température dû aux activités humaines.
Selon un rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), « l’activité humaine depuis la révolution industrielle, principalement l’extraction et la combustion de combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) a augmenté la quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, entraînant un déséquilibre radiatif. En 2019, les taux de CO2 et de méthane dans l’atmosphère ont augmenté respectivement d’environ 48 % et 160 % depuis 1750.
En résumé il faut retenir que cette augmentation excessive de la température est provoquée par l’utilisation des énergies fossiles et la déforestation à partir des activités humaines.
Toujours selon le même rapport du GIEC, du point de vue de la production, les principales sources d’émissions de gaz à effet de serre dans le monde sont estimées comme suit : électricité et chauffage (25 %), agriculture et sylviculture (24 %), industrie et fabrication (21 %), transport (14 %) et bâtiment (6 %).

Les conséquences de ce réchauffement climatique sont regrettables pour les populations mondiales ; particulièrement pour celles des pays sous développés, déjà fragilisés par la pauvreté, qui vont voir leurs économies ébranlées : réduction ou disparition de terres exploitables pour l’agriculture, l’élevage, etc.
A terme, le réchauffement climatique appauvrit davantage les populations et crée des pertes en vies humaines.
Pour lutter contre ce phénomène mondial, les Etats et les institutions telles que le GIEC , la FAO, GREEN PEACE etc, sensibilisent les populations à, entre autres, mettre fin à la déforestation, à faire du reboisement, et à la utiliser des énergies renouvelables telles que le solaire, l’éolien, le biogaz, la géothermie.
Edouard DELANGUI
