Publié le 18 /04/2024 par SolarBoss TV
Face à la crise climatique planétaire, la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) a organisé un forum dénommé CAP GREEN, les 16 et 17 avril 2024, à la Maison de l’Entreprise, Abidjan Plateau, afin d’identifier des actions qui permettent de réduire les impacts du réchauffement climatique. A la cérémonie d’ouverture de ce forum, étaient présents l’Ambassadeur des Pays-Bas, M. Gaoussou TOURE Ministre gouverneur du District du Denguélé, et M. Sidi TOURE Ministre des Ressources Animales et Halieutiques ; d’autres personnalités représentant les partenaires institutionnels et privés telle que M. Hamadi SY de Total Energies et de nombreuses autres personnalités ont honoré de leurs présences cette cérémonie.
Prenant la parole pour les mots de bienvenue et de remerciements aux Autorités et invités, M. Lamine KONE, Vice président et Représentant du Président de la CGECI, a évoqué les besoins et ressources du secteur privé pour le financement climatique. Mieux, il a souligné l’opportunité pour la CGECI d’organiser CAP GREEN afin de contribuer significativement à réduire les impacts socioéconomiques du dérèglement climatique dans le monde et spécialement en Afrique.
A sa suite, c’est M. Christain FASSINOU, Senior Partner, Africa Energy Transition Services, qui dans son allocution, a dressé les enjeux et opportunités de la finance climatique.
Jacques ASSAHORE KONAN, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique, et Président du forum CAP Green, dans son allocution d’ouverture du forum a expliqué le rôle du secteur public dans la transition écologique, insistant sur l’urgence d’adopter de nouveaux paradigmes pour atteindre les objectifs du Développement Durable.
« Si rien n’est fait dans l’immédiat pour revoir à la baisse nos émissions de gaz à effet de serre, le PIB de la Côte d’Ivoire sera réduit de près de 13 % d’ici 2050 », dixit M. Jacques ASSAHORE KONAN, Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique, se référant à un récent rapport de la Banque Mondiale, dans son discours d’ouverture de la 1ère édition de CAP GREEN.
Message alarme donné, comme pour convaincre les plus sceptiques de la réalité des impacts du réchauffement climatique la planète et particulièrement sur la Côte d’Ivoire.
Entre autres décisions pour réduire le réchauffement climatique, l’Etat de Côte d’Ivoire s’est engagé à travers le gouvernement à réduire ses émissions de gaz à effet de serre à 30.41 % d’ici 2030
Le chef de l’Etat M. Alassane OUATTARA et son gouvernement dirigé par M. Robert Beugré MAMBE, conscients de la gravité de la crise climatique ont adopté ce forum dont le thème opportun est « CAP GREEN, de la vision à la transition : structuration et accélération des mécanismes de financement et d’investissement verts ».

Selon M. Lamine KONE, Vice Président et Représentant du Président de la CGECI, une étude du cabinet PwC , révèle , entre autres recommandations aux pays africains , qu’il faut un budget de 1400 milliards de FCFA de 2020 à 2030, comme contributions pour réduire les effets de la crise climatique.
Pour cerner les enjeux de la crise climatique, il est revenu à Innocent IFELULININI, Chercheur et Maître de Conférences à l’Université du Nigeria (EFD Nigeria), de définir la transition climatique pour le secteur privé en Côte d’Ivoire. Ce qui pourrait se résumer à l’adoption et à la pratique de l’économie de décarbonation, qui est de réduire sa production de gaz carbonique dans tous les secteurs de son économie.
Quant à Dr Luke KIRKE(CEO Green Bond Corporation) et Léila VALLEE-MELLOUK (Direction Générale France), les risques climatiques constituent de réelles opportunités d’investissements à saisir par le secteur privé de Côte d’Ivoire.
Les finances vertes
Pour ces experts de la finance verte, des mécanismes de financement de projets verts existent.
Néanmoins, ces projets doivent être en rapport avec les énergies renouvelables, la préservation de l’environnement, et la préservation de la biodiversité ; par ailleurs ils doivent être innovants.
A titre indicatif, en France, il ya le fonds français de l’environnement mondiale et le prêt du Trésor.
Au niveau des institutions internationales, il ya aussi le crédit Carbone disponible pour tous les investisseurs respectueux de la sauvegarde de l’environnement, et de la préservation de la biodiversité. D’autres financements existent certainement et seront connus avec les conditions de financement, à la fin des ateliers initiés et programmés pour ce forum.
Cette volonté de structuration des modèles économiques des pays africains par CAP Green, vise à trouver et faciliter les financements de projets verts pour parvenir à la transition écologique.
Edouard DELANGUI
